Un père ruine la vie de ses deux fils. Mais ce qu’a fait leur sœur m’a laissé sans voix.

Voici l’histoire de Valérie Wood Harber et de ses deux frères:

J’ai rencontré mon père biologique à 19 ans, et il m’a annoncé que j’avais deux petits frères, de 6 et 7 ans.

Quelques jours après les avoir recontré, mon père m’a demandé si ils pouvaient vivre chez moi, pour qu’il puisse partir travailler à l’étranger et j’ai accepté.

Je ne les connaissais que depuis quelques jours, mais j’avais le sentiment d’être responsable d’eux, comme une mère.

Voici Quinten. Il est né avec une maladie génétique très rare qui le rendait incapable de marcher, de parler, et de prendre soin de lui-même.

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Malgré ça, c’était le plus heureux des petits garçons. Il adorait la musique, jouer dans l’eau et être câliné. Il voulait être traité comme un GARÇON, pas comme un bébé fragile. Il n’a JAMAIS pleuré, sauf quand il faisait semblant pour qu’on lui donne des bonbons.

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Quinten et Cameron étaient inséparables. Cameron était un peu le garde du corps de Quinten, malgré le fait qu’il était le petit frère. Il défendait Quinten dans la cour de récré et lui faisait un câlin quand il ne se sentait pas bien. Il était toujours inquiet de savoir où se trouvait Quinten, et si il allait bien.

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Voici Quinten, le jour de son anniversaire. Il adore le chocolat!

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J’ai pris soin d’eux pendant 4 ans et je suis arrivée à un point où c’était trop dur pour moi, émotionnellement et financièrement. En plus, à cet âge ils avaient besoin d’un père. Alors, j’ai demandé à notre père de revenir et de les récupérer.

Là, c’est moi à l’aéroport en train de leur faire mes adieux. Parfois, j’ai l’impression que c’est la dernière fois où je me suis vraiment sentie vivante.

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Les deux garçons avaient désormais 12 et 13 ans et vivaient avec notre père à 4 heures de route de chez moi. Mais quelque chose avait changé. J’ai commencé à remarquer que Quinten ne souriait plus, devenait très pâle et très maigre…

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J’ai alors essayé de leur rendre visite plus souvent, mais à chaque fois que je venais, il n’y avait pas de nourriture dans le frigo, la maison était remplie d’immondices, et ils avaient l’air très tristes.

Je faisais donc les courses et je passais tout le temps de ma visite à nettoyer la maison. Et quand je revenais la fois suivante, tout redevenait pareil.

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Les garçons tombaient malades sans arrêt, mais notre père ne les emmenaient jamais chez le docteur.

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J’ai finalement réalisé que notre père avait tout simplement arrêté de s’occuper d’eux. Cameron, qui avait alors 14 ans, portait l’intégralité du fardeau sur ses épaules — faire la cuisine, prendre soin de Quinten et de lui-même, c’était lui qui changeait ses couches et lui faisait prendre le bain.

Et en plus de cela, notre père était violent envers Cameron. Quand j’ai réalisé tout cela, j’ai finalement décidé de faire la chose la plus dure que je n’aie jamais faite jusque-là : Le 17 décembre 2012, j’ai dénoncé mon propre père à la police.

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Une assistante sociale est venue voir les enfants à l’école. Cameron lui a expliqué la situation et elle nous a promis qu’elle viendrait faire une inspection des lieux avant d’intervenir.

Pendant 3 semaines on a attendu ! Chaque jour j’appelais Cameron pour savoir si elle était passée ! Elle n’est jamais venue.

Cameron me disait que tous les jours, il prenait Quinten dans ses bras et disait, « Sois patient, sœurette envoie quelqu’un pour nous sauver.

Je devais lutter contre moi-même pour m’empêcher de prendre ma voiture et d’aller les chercher moi-même, mais je ne pouvais pas car on me l’a interdit.

On m’a averti que si je faisais cela, non seulement je serais condamnée, mais je ne pourrais plus jamais voir mes petits frères.

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Quinten est retombé malade aux alentours du nouvel-an, et une fois de plus, il n’a pas été ammené chez le docteur.

Le 3 janvier, Cameron m’appelle, complètement paniqué, en disant : « il ne va pas mieux. Il ne mange plus, il n’arrête pas de pleurer, et je n’arrive pas à faire quoi que ce soit. »

Je lui demande de passer le téléphone à Quinten, et je lui dis « Je t’aime, petit frère. Tu vas aller mieux, j’arrive dès demain et je vais te faire un gros câlin, te serrer très très fort, et te ramener à la maison avec moi. Tout va bien se passer. »

Cameron m’a dit qu’il a souri, et qu’il s’est arrêté de pleurer. Cameron et moi avons tous les deux supplié notre père de l’amener à l’hôpital, mais il ne l’a pas fait.

J’ai dit à Cameron de tenir Quinten dans ses bras et de le bercer, de passer sa main dans ses cheveux, que la tendresse et l’amour peuvent le soulager. Alors, Cameron s’était endormi en lui tenant la main.

Le 4 janvier au matin, Cameron s’est réveillé aux côtés de Quinten, mais sa main était froide. Il nous a quitté à jamais…

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Je travaille jour et nuit pour que justice soit enfin faite. Notre père doit aller en prison. Il faut être un monstre pour laisser son enfant dans un tel état.

Malheureusement, vu que PERSONNE n’a fait son travail et n’a documenté l’abus, il semblerait que notre père pourrait très bien s’en tirer sans problèmes !

C’est la première fois que j’écris quelque chose publiquement sur internet. Je voulais le faire, afin de rappeler à tout le monde que, si vous avez le MOINDRE soupçon qu’un enfant autour de vous est en difficulté — PARLEZ.

Vous pourriez être la seule chose qui puisse empêcher un petit garçon de dire au-revoir à son grand frère pour la dernière fois.

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Je veux que les gens se souviennent de lui. Son nom était Quinten Douglas Wood, et il était la meilleure chose qui me soit arrivée dans ma vie.

Alors s’il-vous-plaît, partagez ceci avec vos amis, likez. Je veux juste que le monde se souvienne d’un petit garçon que tout le monde avait oublié.

Repose en paix, mon doux petit bonhomme. Je t’aime.

Rédacteur chez Hotstory, Sebastien fait couler des larmes en publiant des histoires émouvantes qui méritent d'être partagées.